vendredi 10 août 2012

Le marketing social, ou l'illusion de la popularité sur les médias sociaux





100'000 vues en 1 heure ? Facile...


Il est incroyable de constater à quel point la popularité sur internet est déterminée par des facteurs aussi subjectifs et manipulables que les "j'aime", "followers", "friends", "plays" ou autre "vues"... Un gros business se cache derrière la propagande du "like-system". Devenir une star sur twitter ? Frimer avec ses 10'000 plays sur Soundcloud ou encore ses 2 millions de fans sur facebook ? Sans problème, ça s'achète, ça marche et peu importe qui vous êtes et la qualité de votre contenu.



Il y avait début 2012, plus de 50 millions de "fake accounts", des comptes "imposteurs" sur Facebook, ce qui fait plus de 6 % du total et les chiffres sont en constante progression (magazine financier FOCUS). Personne ne peux savoir qui se cache derrière ces faux amis. Sur youtube, platteforme sur laquelle, il faut le rappeler, il suffit d'avoir un compte email google pour commenter des vidéos et apprécier un contenu, le problème est identique..

Les sites qui proposent d'acheter du buzz pullulent et c'est normal, c'est LE business du moment. Vous pouvez acheter votre popularité ou celle de vos contenus de manière significative et bon marché sur pratiquement tous les réseaux sociaux, du moins, les plus populaires...

Une autre méthode consiste à se procurer des robots, qui sont des programmes informatiques qui permettent d'automatiser certaines tâches comme regarder une vidéo toutes les 5 minutes, suivre automatiquement les "amis" suggérés sur twitter ou soundcloud, "dé-follower" si ils ne vous "follow" pas à leurs tour etc... Cette méthode est moins appréciée car plus risquée mais reste néanmoins très efficace.

Evidemment, il est logique que de telles activités soient devenues un standard pour les grosses marques ou les têtes d'affiches de festivals de musique dont la surenchère de popularité sur les médias sociaux n'a pour effet que de creuser l'écart entre ceux qui ont les moyens et les autres. Le combat est donc perdu d'avance pour les musiciens indépendants qui passent plus de temps à acquérir des "likes", des "vues" et des "plays" et donc passent plus de temps sur les réseaux sociaux à digérer de la pub, qu'à pratiquer leur art.




Aussi, les systèmes de référencement et les algorithmes actuels des moteurs de recherche généralistes (comme google) ou particuliers (internes aux sites) se basent, entre autre, sur la fréquentation. A moins de faire une recherche ciblée, par exemple en tapant le nom exact de l'artiste que vous avez découvert par hasard lors d'un festival et dont vous avez eu la présence d'esprit de noter quelque part son nom, les chances pour que cet artiste apparaisse dans les premières pages des résultats de la recherche non ciblée (par genre de musique par exemple) sont nulles.




Pourtant il est vrai que l'impact psycholoqique de ce système de cote n'est pas négligeable. Tout est présenté de manière à faire croire à l'artiste qu'il ne peut pas exister sans les médias sociaux. Mais la dématérialisation a ses limites. Penser qu'un musicien puisse exister sans aller mouiller sa chemise dans la rue ou en concert fait partie de l'illusion... Une musique de qualité jouée en live trouvera toujours des oreilles à satisfaire. Là commence la véritable connection, dans le vécu.

En plus, avoir des fans virtuels ne signifie pas forcément qu'ils soutiendront financièrement l'artiste lorsqu'il mettra son album en vente. Surtout si l'album en question est disponible gratuitement quelque part dans les méandres du cybersepace. Mais ça, c'est une autre histoire...


mercredi 18 juillet 2012

Il est temps d'adopter de nouveaux systèmes pour financer la création musicale




Pourquoi ce blog ?

Observateur actif et curieux des métamorphoses du système, je constate que l'industrie, les musiciens ainsi que les consommateurs ne s'entendent plus. La plupart des musiciens ne comprennent pas pourquoi le consommateur n'achète pas leur musique, et le consommateur ne comprend pas pourquoi il devrait payer pour de la musique disponible gratuitement ou que de toute façon les artistes roulent sur l'or... Pour rappel, la quasi totalité des musiciens sont pauvres. Il n'y a que les élus et les préfabriqués qui vivent décemment de leur art. La propagande du "star-system" dans les médias, du "like-system" sur internet, sur fond de "copyrights", profite aux gros poissons, véhicule une fausse image de l'artiste et repousse l'échéance du changement imminent, à savoir la fin de l'industrie musicale.


Pourtant, de nouvelles façons de créer et de proposer du contenu existent pour les musiciens. De nouvelles façons d'accéder et de financer du contenu existent pour les consommateurs. Je parle de systèmes alternatifs, voir anarchistes inconnus du grand public dont les principaux bénéficiaires seraient les artistes. En adoptant ces systèmes, c'est à eux que reviendrait les bénéfices brisant ainsi la chaîne interminable d'intermédiaires dont on peut se passer aujourd'hui, grâce notemment au cyberespace mais aussi au "home-studio".

Pour changer les habitudes, il faut changer les mentalités. Avec l'aide de ce blog, je veux informer les musiciens ainsi que les consommateurs des dérives du système actuel et de ses conséquences. Informer comment par exemple, les "j'aime", les "followers", les "vues", les "friends", les "plays" etc sur les médias sociaux s'achètent comme une baguette de pain. Même les "comments" sur youtube s'achètent, on peut même les écrire sois-même (j'ai testé, ça marche très bien et c'est pas cher !) Informer les consommateurs que lorsqu'ils achètent un album 10 Euros sur itunes, moins de 3 Euros sera partagé entre l'artiste, le groupe et le label, le reste servira à financer des programmes informatiques qui s'auto-alimentent !?!

J'espère qu'en lisant mes articles, vous pourrez vous faire votre propre opinion ou mieux, contribuer au changement et qu'ensemble, nous pourrons assister au déclin d'une industrie obsolète en adoptant des solutions alternatives. N'hésitez pas à réagir ou à me contacter.

lundi 16 juillet 2012

L'hypercatégorisation de la musique




Si votre musique ne convient à aucune catégorie, créer la votre !

En tant que producteur de musique, j'ai personnellement toujours eu des problèmes à catégoriser ma musique. C'est toujours la première question qu'on me pose. Quel style tu fais ? C'est quoi ton style ? Pour moi, il devrait y avoir autant de styles que de musiciens ou alors, la façon dont on classifie la musique pourrait être différente. Il existe d'ailleurs de nouvelles façons de classifier la musique par humeur, ou émotion. J'y reviendrai dans un prochain article.

J'ai créé un groupe sur Soundcloud (service de cloud computing pour musiciens), pour inciter les producteurs de musique à créer leur propre style au lieu de se soucier de la catégorie dans laquelle leur musique pourrait bien convenir, j'ai nommé le groupe Ré-inventer la musique électronique...


Le groupe sur Soundcloud
Le groupe sur Facebook

Mon groupe remporte un franc succès, plus de 1000 artistes en 6 mois ont contribués en postant 3000 morceaux, je me devais de le faire honneur. De plus, la plupart des musiciens ont également libéré leur musique ce qui signifie que vous pouver la downloader gratuitement et sereinement via le lecteur ci-dessous. J'ai aussi créé le pendant du groupe sur facebook pour le fun qui a de la peine à décoller d'ailleurs...

Les producteurs aujourd'hui sont souvent plus influencé par le top des ventes de Beatport (pendant Electo de iTunes) que par la raison primordiale qui les pousse à composer et produire de la musique. Pour moi, créer de la musique devrait être

une réaction impulsive visant à extérioriser une émotion ou faire passer un message.

Dans des prochains articles j'expliquerai comment d'après moi, l'hypercatégorisation de la musique est bénéfique à l'industrie du matériel de création musicale, aux médias sociaux, aux grands noms de la scène pop/dance et par quel méchanisme elle contribue à diminuer la qualité de la musique.